05 - Presse


Ci-dessous quelques articles de presse dont les informations gagnent à être connues :






La biodiversité vire au cas d'espèce


     La biodiversité est en danger. Aujourd'hui, 785 espèces ont disparu. Mais près d'un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70 % des plantes sont menacés d'extinction, selon une liste publiée lundi par l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). Parmi elles, le crocodile de Cuba, le phoque de la Caspienne, ou l'éléphant d'Afrique. Selon l'organisation, en congrès cette semaine à Barcelone, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1 000 fois supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur les centaines de millions d'années passées. Ce qui veut dire que le monde assiste à la plus grave crise de disparition d'espèces depuis celle des dinosaures. "On ne voit que la partie émergée de l'iceberg, mais nombre d'espèces vont être bientôt touchées", précise Christine Sourd, de WWF (Fonds mondial pour la nature).
Or, comme le souligne le responsable du programme Changement climatique à l'IUCN, "aucune espèce n'est banale, chacune est le produit de millions d'années d'évolution et joue un rôle dans l'écosystème". La disparition d'espèces constitue donc, en soi, un danger pour la planète. À l'origine de l'érosion de la biodiversité, selon Christine Sourd, "la pollution, le changement climatique, mais aussi l'étalement urbain, qui détruit les habitats et provoque une concurrence pour les ressources." Afin d'y mettre un terme, les scientifiques plaident pour la création de vastes espaces naturels réservés.


(Journal : 20 Minutes
Date : 09/10/2008
Auteur : Armelle Le Goff.)



Les fruits et légumes bourrés de pesticides

     Le ver est dans le fruit. Il existerait un risque sur deux de manger un légume pollué. Les pesticides contamineraient 49,5 % des fruits, légumes et céréales produits en Europe en 2006, selon l'ONG Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), qui s'est procuré un rapport communautaire, à paraître dans une semaine.
Des chiffres inquiétants qui représentent "le plus haut niveau de contamination jamais enregistré" dans l'Union européenne, avec surtout "une augmentation de 20 % ces dernières années", selon l'ONG. Vingt-trois pesticides ont été détectés à des niveaux pouvant entraîner un risque sanitaire. Cinq d'entre eux, les plus fréquemment mesurés, sont "cancérogènes, mutagènes et toxiques".
La situation est loin de s'améliorer, après la décision par Bruxelles en septembre de relever les plafonds autorisés de résidus de pesticides dans les aliments. Selon François Veillerette, président du MDRGF, pour les agrumes, la molécule considérée comme un cancérogène probable, serait "tolérée à des taux 40 fois supérieurs" à l'ancienne valeur. Pas de quoi rassurer, alors que le Plan national nutrition-santé conseille de consommer cinq fruits et légumes par jour.

Dose
Selon un biochimiste, cité par l'ONG Global 2000, "pour un enfant pesant 16,5 kg, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 g de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 g de pomme et 50 g de prune".

(Journal : 20 Minutes
Date : 16/10/2008
Auteur : Bastien Bonnefous.)



Après les papillons, les Franciliens sont invités à recenser les escargots


     La menace de disparition de l'ours polaire ou de l'orang-outan, tout le monde en a entendu parler. Mais qu'en est-il des conséquences du réchauffement climatique et de l'urbanisation sur des espèces "bien de chez nous" ? "Nous en savons assez peu sur la perte de la biodiversité en France", reconnaît Benoît Fontaine, du Muséum d'histoire naturelle. Avec l'association Noé Conversation, le Muséum pilote depuis 2006 l'opération nationale Observation des papillons des jardins.
Les Français dotés de balcons, de terrasses ou jardins, sont invités à jouer les scientifiques, en observant et en comptabilisant chaque année de mars à octobre 28 espèces de papillons, présentes partout en France. Près de 4 000 foyers, dont 449 en Île-de-France, y ont participé en 2008. La campagne 2009, qui vient de démarrer, s'accompagne d'un nouveau dispositif de comptage des escargots, et s'enrichira en 2010 du recensement des bourdons.
Anecdotique ? Pas du tout. S'il est trop tôt pour tirer des conclusions à l'issue des trois premières campagnes de comptage, certains chiffres sur la population des papillons sont alarmants : en vingt ans, elle a ainsi décliné de 71 % en Grande-Bretagne.

Des papillons en voie de disparition
"Or, insiste Mathilde Renard de l'association Noé Conservation, les papillons jouent un rôle important dans le fonctionnement des écosystèmes." "Cette opération va enfin nous doter de statistiques à grande échelle sur les espèces pour qui la ville est un obstacle à la survie, souligne Benoît Fontaine. Nous avons déjà observé que le gazé, grand papillon blanc, a quasiment disparu d'Île-de-France, alors qu'il y vivait en abondance au XIXe siècle. Notre démarche ne vise pas à retrouver la nature telle qu'elle était au XIXe siècle, mais de stopper l'hémorragie, et de réorienter les politiques d'urbanisation", précise t-il.
Avec l'escargot, le Muséum va compléter sa palette. "L'intérêt de l'escargot est qu'il est sédentaire, et qu'il vit plusieurs années. À l'inverse du papillon. Et il ne réagit pas du tout de la même façon face aux agressions : en cas de sécheresse, il peut s'enterrer et survivre. Mais si la nourriture vient à manquer, il ne pourra pas aller en chercher ailleurs, et mourra", ajoute Benoît Fontaine. Une liste de trente et une espèces sera soumise à observation. "Et tous les Franciliens dotés d'un petit espace vert peuvent participer", rappelle Mathilde Renard.
Pour participer à l'opération, rendez-vous sur
www.noeconservation.org.


Oiseaux
Le Muséum d'histoire naturelle a engagé de son côté, depuis plusieurs années, un observatoire scientifique sur les oiseaux. Les conclusions évoquent le déclin des espèces forestières et agricoles, telles la perdrix et l'alouette, ainsi que du moineau dans les grandes villes. Originaire d'Asie centrale, le moineau se nourrit notamment de crottin de cheval et a suivi l'homme pour en trouver. Le cheval ayant disparu des centres urbains, le moineau décline. À l'inverse, le merle, le pigeon ramier, voire le goéland argenté, se développent en ville. On assiste à une sorte de mondialisation de la biodiversité.

"On en profite pour conseiller d'utiliser moins de pesticides".


(Journal : 20 Minutes
Date : 03/04/2009
Auteur : Mickaël Bosredon.)





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